Depuis une dizaine d'années, on ne cesse de nous répéter que les finances publiques sont en crise et que la dette du Québec est astronomique. Même si selon plusieurs groupes de recherche comme l'IRIS (institut de recherche et d'informations socio-économiques) cette dette est non seulement normale, mais que l'État Québécois s'est privé de revenus volontairement, le gouvernement incite sur le fait que la logique néolibérale est la seule solution pour se sortir de cette «crise».
Le 23 février dernier, une quinzaine de personnes d'influence se sont réunies pour dénoncer le sous financement de l'éducation, mais, du même souffle, réclamer un dégel des frais astronomique, disant que le gouvernement a déjà assez donné. Le ministre des finances va croire sur parole ce supposé «pacte pour le financement concurrentiel nos universités», qui ne s'appuie sur rien d'historique, simplement à cause qu'il est signé par notre merveilleux ex-premier ministre Lucien Bouchard. Le fameux document propose une augmentation des frais de scolarités allant de 2200 à 10 000$ par année, selon le programme.
Bien sur, le gouvernement ne risque pas d'aller jusqu'à là d'ici la prochaine année puisqu'il n'aurait pas l'appui de la population (sauf peut-être pour les étudiants étrangers pour qui les hausses s'en rapprochent déjà, puisqu'il ne les considère pas comme une population). Depuis 2007, les frais de scolarité augmentent de 100$ par année et ça se continue jusqu'en 2012. Après 2012, une hausse plus grande est prévue. Le gouvernement veux donc nous faire avaler la hausse à petite dose. Une hausse de 2200 $ à 10000 $, c'est l'idéal à atteindre, selon les néo-libéraux. Par contre, comme il parait que les militant-e-s pour la gratuité scolaire n'ont pas encore de véritable rapport de force, c'est pas mal vers l'idéal des néo-libercons qu'on se dirige.
En gros, une hausse des frais, transformerais pas mal la mission de l'éducation qui est, encore actuellement, d'éduquer le plus de monde possible pour se doter d'une société plus instruite. Des gestionnaires se sont mis dans l'idée qu'il fallait que l'éducation soit un investissement personnel. La question à se poser est peut-être si les étudiant-e-s sont en mesure d'assumer de tel coûts.
Un impôt direct ou un impôt indirect?
Qui ne rêverais pas de garder pour soi l'argent qu'il a durement gagné au lieu de le donner à un État qui, de toute façon, prends sans cesse des décisions déplaisant à une grande partie de la population? Payer des impôts n'a, en effet, rien d'intéressant pour la plupart d'entre-nous qui, de toute façon, n'avons pas grand chose à donner. Cependant, la hausse des tarifs est-elle une solution? Est-il nécessaire de mentionner que les tarifs sont une forme d'impôt indirect?
En faisant baisser les impôts des riches et des entreprises (en effet avec les baisses de 2007-2008, un individu ayant un revenu annuel moyen de 50 000$ ne bénéficie que de 100$ de baisse d'impôt, tandis que qu'un individu en gagnant 150 000$, se méritait 1 859 $ de plus dans ses poches) l'État impose cette nouvelle forme de taxe: Les tarifs, qui sont, disons le franchement, une façon de faire payer des impôts à ceux et celles qui n'en ont pas les moyens. Le gel des frais de scolarité, si durement gagné par le mouvement étudiant, se retrouve détruit par cette décision.
Mais, Il ne faut pas se leurrer, si l'augmentation des frais de scolarité peut sembler minime pour certain-e-s, elle n'est rien comparé à la privatisation du système santé. Selon le journaliste Gérard Fillion, les experts du ministère parlent d'imposer des frais sur les visites médicales et les soins ambulanciers qui sont pourtant des frais essentiels. Cela risque de compromettre l'accès aux soins de santé d'une bonne tranche de la population qui se rajoute d'ailleurs à la hausse récente des frais de transport. Voulons nous un système de santé à l'américaine ou la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté?
Abandonnons donc cette logique de tarifs et retournons à ce dont nous nous sommes dotés il y a une quarantaine d'années: un impôt progressif qui irait chercher l'argent là où elle est vraiment. Pour cela, bien sur, il faut un maximum de mobilisation de la part de la population pour réclamer de cet État sourd que notre opinion soit entendue.
vendredi 26 février 2010
samedi 20 février 2010
Noctural Script
Ça m'tente pas d'faire mes devoirs.
Ces derniers temps, c'est comme si je me sentait dépassé.
Rien n'est bon, rien ne m'impressione plus. Ya rien qui s'passe.
Avant j'étais ému pendant une manifestation.
Maintenant j'emmerde tout, je suis septique, je trouve plate.
Plate est tout. La terre est même plate de notre vue cartésienne. Comme la gravité retient tout.
L'État des choses est plate. Le capitalisme retient tout. Impossible d'y échapper.
Il faut faire de quoi pour sortir du lot?
Chez pas.
Autant rester skotché au plancher. Pourquoi je fais tout ça? Tous ces efforts?
En fait, par où aller? Non, non. La question est plutôt:
En fait, faut il aller?
Parce qu'on se force souvent à faire des choses, mais au bout de tout, on se rends compte qu'on aurait mieux fait de ne pas les faire.
L'important, je pense, c'est l'attitude.
Attitude, putain.
Ces derniers temps, c'est comme si je me sentait dépassé.
Rien n'est bon, rien ne m'impressione plus. Ya rien qui s'passe.
Avant j'étais ému pendant une manifestation.
Maintenant j'emmerde tout, je suis septique, je trouve plate.
Plate est tout. La terre est même plate de notre vue cartésienne. Comme la gravité retient tout.
L'État des choses est plate. Le capitalisme retient tout. Impossible d'y échapper.
Il faut faire de quoi pour sortir du lot?
Chez pas.
Autant rester skotché au plancher. Pourquoi je fais tout ça? Tous ces efforts?
En fait, par où aller? Non, non. La question est plutôt:
En fait, faut il aller?
Parce qu'on se force souvent à faire des choses, mais au bout de tout, on se rends compte qu'on aurait mieux fait de ne pas les faire.
L'important, je pense, c'est l'attitude.
Attitude, putain.
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