lundi 30 mai 2011

EMO

Mise en garde: si vous comprenez pas le sens, pendez-vous donc.

EMO (our fuck your punny life, mother fucker)

T'es pas tanné d'jamais avoir raison?
T'es pas tanné d'pas posséder d'maison?
D'avoir un pied dans l'sable dans c'te révolution?
T'es jamais tanné d'passer tes sales tracs,
D'n'avoir d'aut' liaison qu'avec les gen' accros à ce smack,
De manif qui résulte à t'faire sculpter de matraques?
D'une coupe d'années t'auras ben aussi une cravate
Ce gouvernement stable t'aura ben encadré
T'es juste un dégradé de la sphère stylisé
Un ptit esclave, avec un suit mieux dessiné
On aime te traire, tu l'sais qu't'es une vache
Quest tu veux faire avec ton discours socrate,
Ton bla-bla, ta langue à papier mâché?
T'as l'feu en tabarnak à ton plancher
Et les réacs veulent pas l'quitter
Ces p'tit pieds slack s'accrochent,
attaquent, dans tes pensées
C'est comme une tonne de tacs
Sul' potteau t'stoquent,
N'ont d'autre fuck et tu t'mets à douter

T'es pas tanné d'jamais avoir raison?
T'es plutôt un laid'ron, t'as pas pensé p't-être à la pendaison?
Fais pas ton smath, avec une corde au cou, tu s'rai ben plus beau
Attache à ta patte une enclume qui cale au fond de l'eau
Embrasse la et jette la en bas du pont!



Qu'est c'est que l'Quebec a d'plus que l'reste d'l'amérique?
Qu'est-cé que l'Irakien en dépression tien? c'est l'gout du suicide!
Une coupe de belles bombes américaines skotchées à poitrine
C'est que l'outil permettant d'exercer cette force
De caractère de prolétaire, de plan macabre qui s'amorce
Pour enfin éteindre un peu ton thug de torse.
Ce morfondre à manger tous les jours?
Pour tenter de n'pas tomber en amour
Avec ce nouvel état d'esprit qui nous cours après?
Pi pour après, de rester avec la désolation d'avoir raté
Ta chance d'exercer ta seule aptitude:
Te foutre une fourchette dans l'artère de l'oeuil!
So, fait tes stepettes, t'as dépacé le seuil
Ta vie se répète jette donc ton porte feuille
Y t'servira pas une fois la face aplatie sul' plancher



T'es pas tanné d'rien valoir pour le système?
T'es pas tanné d'voir qu'ya aucune job que t'aime
Pi d'créer rien qu'des problèmes, shit?

J'suis tanné d'entendre tous ces commentaires trépidants
Se demandant pourquoi Dédé s'est suicidé
Calisse de cave me'semble que c't'évident
Lui il l'savais, il l'avais l'affaire, la vraie

S'pas en respirant qu'on se fais une vie
Et s'pas en bavant qu'on va changer le monde
Plusieurs savant l'ont déjà dit, une Utopie
A march'ra pas, non, pas plus qu'une seconde

J'suis loin de dire que ma solution est sans vices
J'pense pas qu'c't'à tout l'monde que ça va plaire
Mais si t'es tanné d'consomer, d'nourrir l'capitalisme?
Sache que des funérailles ça coute un peu moins cher
Qu'payer le loyer de ton propriétaire

Comme le funeste chat dans ces méandres
Qui s'éventre pour rendre toutes ses neufs vies
Tout tendre, se rendre en cendres, s'étendre
Se reposer de cette constante accalmie
Qui s’approprie notre temps comme une entreprise

Faut être positif,
J’apporte une lueur d'espoir
La porte de sortie faut la voir
Se sortir de la pauvreté
consiste à monter très haut et sauter
Pendant qu'on nous continue à dire que c'est psychologique
Que c'est le résultat de la dépression
Restons lucide
Avouons qu'le suicide
Pour contrer cette merde
C'est juste la fucking seule solution

mercredi 2 mars 2011

One!

Parce qu'on emmerde la propriété intellectuelle, je vous donne mon poème. Bonne lecture.


Comment est-il possible d'aimer dans un monde où l'amour se résume à des appels chez Télé-match,
Où les couples se forment par intérêt pour pouvoir se pousser en bas d'une terrasse,
S'foutent un jeu d'avocats en cherchant l'pouvoir autour d'une cam'lote de cash?
Quand même ben en faisant un effort
Nous sommes un peuple pogné dans une carte de crédit
D'un système similaire à la vie dans une prison temporaire
Là ou ya pas d'air,
Mais qu'une une trallée de cops qui siphonnent tout ton bonheur emprunté,
Scionnent les cages, faisant semblant de pas t'écouter
Fais donc semblant de pas être dégouté
Quand les cochons font éclater le béton sur ta tête
Et qu'après tes ami-e-s te traitent de trouble fête
Quand l'État double les dettes d'une génération entière
Pour pouvoir garder la plus grande ration aux corporations bancaires
Fais fonctionner les structures en massacrant toute la terre
Mais tout ceci est pour mes sœurs et mes frères
Qui n'peuvent même pas payer leur loyer
Forcé-e-s à travailler malgré leur calvaire
Où peut tu rêver d'un monde égalitaire
Dans l'inondation d'excavation bombardé par les télés
Géantes accrochées sur les murs d'leurs habitations?
Oh, toi, société du spectacle qui spécule sur l'image
Et la putain d'opinion publique perdue dans les nuages
De la foutue colombe, t'as laissé que du plumage
Souillé autour de sa plote violée
Pour pouvoir vendre en paix les âmes qu'ils ont volé
Soit pas cave, rêve pas de paix,
Ici c'est les armes qui règnent
Les agents de la paix sont toujours ceux qui dégainent
Mais attends qu'not' vacarme entame et les dépeigne
Notre bave n'est pas vaine
Car moi je m'efforce d'aimer parmi ce palais des congrès des conquis
J'aime lorsque la masse l'inonde de bruit
J'aime savoir que la meute luit crie anarchie
Et je pleure de joie lorsque je vois qu'une banque se change en cendres et en confettis
M'excuserez, c'est une chaleur des malheurs qui meurent qui fais fondre mes yeux
Parce qu'ya jamais un sourire sincère qu'yé sorti d'leur profits
J'peux rêver de mieux car j'ai planté un nouveau pieux dans leur nid
Et une p'tite partie du système saigne avec comme l'industrie
Pour tous mes camarades qui grèvent et rêvent de partage
D'égalité, de joie, mais récoltent la matraque
Qui protège ce capital de carnage, de massacre
Pour tous les gens qui dans une caisse restent emprisonné-e-s
Il est temps qu'on lève une crow-bar en solidarité