Parce qu'on emmerde la propriété intellectuelle, je vous donne mon poème. Bonne lecture.
Comment est-il possible d'aimer dans un monde où l'amour se résume à des appels chez Télé-match,
Où les couples se forment par intérêt pour pouvoir se pousser en bas d'une terrasse,
S'foutent un jeu d'avocats en cherchant l'pouvoir autour d'une cam'lote de cash?
Quand même ben en faisant un effort
Nous sommes un peuple pogné dans une carte de crédit
D'un système similaire à la vie dans une prison temporaire
Là ou ya pas d'air,
Mais qu'une une trallée de cops qui siphonnent tout ton bonheur emprunté,
Scionnent les cages, faisant semblant de pas t'écouter
Fais donc semblant de pas être dégouté
Quand les cochons font éclater le béton sur ta tête
Et qu'après tes ami-e-s te traitent de trouble fête
Quand l'État double les dettes d'une génération entière
Pour pouvoir garder la plus grande ration aux corporations bancaires
Fais fonctionner les structures en massacrant toute la terre
Mais tout ceci est pour mes sœurs et mes frères
Qui n'peuvent même pas payer leur loyer
Forcé-e-s à travailler malgré leur calvaire
Où peut tu rêver d'un monde égalitaire
Dans l'inondation d'excavation bombardé par les télés
Géantes accrochées sur les murs d'leurs habitations?
Oh, toi, société du spectacle qui spécule sur l'image
Et la putain d'opinion publique perdue dans les nuages
De la foutue colombe, t'as laissé que du plumage
Souillé autour de sa plote violée
Pour pouvoir vendre en paix les âmes qu'ils ont volé
Soit pas cave, rêve pas de paix,
Ici c'est les armes qui règnent
Les agents de la paix sont toujours ceux qui dégainent
Mais attends qu'not' vacarme entame et les dépeigne
Notre bave n'est pas vaine
Car moi je m'efforce d'aimer parmi ce palais des congrès des conquis
J'aime lorsque la masse l'inonde de bruit
J'aime savoir que la meute luit crie anarchie
Et je pleure de joie lorsque je vois qu'une banque se change en cendres et en confettis
M'excuserez, c'est une chaleur des malheurs qui meurent qui fais fondre mes yeux
Parce qu'ya jamais un sourire sincère qu'yé sorti d'leur profits
J'peux rêver de mieux car j'ai planté un nouveau pieux dans leur nid
Et une p'tite partie du système saigne avec comme l'industrie
Pour tous mes camarades qui grèvent et rêvent de partage
D'égalité, de joie, mais récoltent la matraque
Qui protège ce capital de carnage, de massacre
Pour tous les gens qui dans une caisse restent emprisonné-e-s
Il est temps qu'on lève une crow-bar en solidarité
mercredi 2 mars 2011
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