Critiquer le gouvernement, c'est tellement dépassé!
Voyons donc, le gouvernement (la plupart du temps) respecte la loi! (Des fois il ne la respecte pas comme lors du dernier G20, mais chut, il faut pas trop le dire, le gouvernement pourait avoir l'air fou de ne pas respecter ces propres règles.) Et comme le respect de la loi est le signe le plus clair de la vertu absolue, le gouvernement est donc «bon». Ce n'est pas le gouvernement qui est «michant».
Mais, comme il est logique de bien avoir un responsable à chaque méfait, il faut blâmer quelqu'un pour tout incident. Le black bloc est responsable du 1 milliard de dollars gaspillé par l'État! Si y'avaient pas fait de la casse, on aurait pu payer des nouvelles chaises dans nos écoles. C'est tu pas terrible?
dimanche 11 juillet 2010
vendredi 26 février 2010
La hausse des tarifs, la nouvelle obsession
Depuis une dizaine d'années, on ne cesse de nous répéter que les finances publiques sont en crise et que la dette du Québec est astronomique. Même si selon plusieurs groupes de recherche comme l'IRIS (institut de recherche et d'informations socio-économiques) cette dette est non seulement normale, mais que l'État Québécois s'est privé de revenus volontairement, le gouvernement incite sur le fait que la logique néolibérale est la seule solution pour se sortir de cette «crise».
Le 23 février dernier, une quinzaine de personnes d'influence se sont réunies pour dénoncer le sous financement de l'éducation, mais, du même souffle, réclamer un dégel des frais astronomique, disant que le gouvernement a déjà assez donné. Le ministre des finances va croire sur parole ce supposé «pacte pour le financement concurrentiel nos universités», qui ne s'appuie sur rien d'historique, simplement à cause qu'il est signé par notre merveilleux ex-premier ministre Lucien Bouchard. Le fameux document propose une augmentation des frais de scolarités allant de 2200 à 10 000$ par année, selon le programme.
Bien sur, le gouvernement ne risque pas d'aller jusqu'à là d'ici la prochaine année puisqu'il n'aurait pas l'appui de la population (sauf peut-être pour les étudiants étrangers pour qui les hausses s'en rapprochent déjà, puisqu'il ne les considère pas comme une population). Depuis 2007, les frais de scolarité augmentent de 100$ par année et ça se continue jusqu'en 2012. Après 2012, une hausse plus grande est prévue. Le gouvernement veux donc nous faire avaler la hausse à petite dose. Une hausse de 2200 $ à 10000 $, c'est l'idéal à atteindre, selon les néo-libéraux. Par contre, comme il parait que les militant-e-s pour la gratuité scolaire n'ont pas encore de véritable rapport de force, c'est pas mal vers l'idéal des néo-libercons qu'on se dirige.
En gros, une hausse des frais, transformerais pas mal la mission de l'éducation qui est, encore actuellement, d'éduquer le plus de monde possible pour se doter d'une société plus instruite. Des gestionnaires se sont mis dans l'idée qu'il fallait que l'éducation soit un investissement personnel. La question à se poser est peut-être si les étudiant-e-s sont en mesure d'assumer de tel coûts.
Un impôt direct ou un impôt indirect?
Qui ne rêverais pas de garder pour soi l'argent qu'il a durement gagné au lieu de le donner à un État qui, de toute façon, prends sans cesse des décisions déplaisant à une grande partie de la population? Payer des impôts n'a, en effet, rien d'intéressant pour la plupart d'entre-nous qui, de toute façon, n'avons pas grand chose à donner. Cependant, la hausse des tarifs est-elle une solution? Est-il nécessaire de mentionner que les tarifs sont une forme d'impôt indirect?
En faisant baisser les impôts des riches et des entreprises (en effet avec les baisses de 2007-2008, un individu ayant un revenu annuel moyen de 50 000$ ne bénéficie que de 100$ de baisse d'impôt, tandis que qu'un individu en gagnant 150 000$, se méritait 1 859 $ de plus dans ses poches) l'État impose cette nouvelle forme de taxe: Les tarifs, qui sont, disons le franchement, une façon de faire payer des impôts à ceux et celles qui n'en ont pas les moyens. Le gel des frais de scolarité, si durement gagné par le mouvement étudiant, se retrouve détruit par cette décision.
Mais, Il ne faut pas se leurrer, si l'augmentation des frais de scolarité peut sembler minime pour certain-e-s, elle n'est rien comparé à la privatisation du système santé. Selon le journaliste Gérard Fillion, les experts du ministère parlent d'imposer des frais sur les visites médicales et les soins ambulanciers qui sont pourtant des frais essentiels. Cela risque de compromettre l'accès aux soins de santé d'une bonne tranche de la population qui se rajoute d'ailleurs à la hausse récente des frais de transport. Voulons nous un système de santé à l'américaine ou la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté?
Abandonnons donc cette logique de tarifs et retournons à ce dont nous nous sommes dotés il y a une quarantaine d'années: un impôt progressif qui irait chercher l'argent là où elle est vraiment. Pour cela, bien sur, il faut un maximum de mobilisation de la part de la population pour réclamer de cet État sourd que notre opinion soit entendue.
Le 23 février dernier, une quinzaine de personnes d'influence se sont réunies pour dénoncer le sous financement de l'éducation, mais, du même souffle, réclamer un dégel des frais astronomique, disant que le gouvernement a déjà assez donné. Le ministre des finances va croire sur parole ce supposé «pacte pour le financement concurrentiel nos universités», qui ne s'appuie sur rien d'historique, simplement à cause qu'il est signé par notre merveilleux ex-premier ministre Lucien Bouchard. Le fameux document propose une augmentation des frais de scolarités allant de 2200 à 10 000$ par année, selon le programme.
Bien sur, le gouvernement ne risque pas d'aller jusqu'à là d'ici la prochaine année puisqu'il n'aurait pas l'appui de la population (sauf peut-être pour les étudiants étrangers pour qui les hausses s'en rapprochent déjà, puisqu'il ne les considère pas comme une population). Depuis 2007, les frais de scolarité augmentent de 100$ par année et ça se continue jusqu'en 2012. Après 2012, une hausse plus grande est prévue. Le gouvernement veux donc nous faire avaler la hausse à petite dose. Une hausse de 2200 $ à 10000 $, c'est l'idéal à atteindre, selon les néo-libéraux. Par contre, comme il parait que les militant-e-s pour la gratuité scolaire n'ont pas encore de véritable rapport de force, c'est pas mal vers l'idéal des néo-libercons qu'on se dirige.
En gros, une hausse des frais, transformerais pas mal la mission de l'éducation qui est, encore actuellement, d'éduquer le plus de monde possible pour se doter d'une société plus instruite. Des gestionnaires se sont mis dans l'idée qu'il fallait que l'éducation soit un investissement personnel. La question à se poser est peut-être si les étudiant-e-s sont en mesure d'assumer de tel coûts.
Un impôt direct ou un impôt indirect?
Qui ne rêverais pas de garder pour soi l'argent qu'il a durement gagné au lieu de le donner à un État qui, de toute façon, prends sans cesse des décisions déplaisant à une grande partie de la population? Payer des impôts n'a, en effet, rien d'intéressant pour la plupart d'entre-nous qui, de toute façon, n'avons pas grand chose à donner. Cependant, la hausse des tarifs est-elle une solution? Est-il nécessaire de mentionner que les tarifs sont une forme d'impôt indirect?
En faisant baisser les impôts des riches et des entreprises (en effet avec les baisses de 2007-2008, un individu ayant un revenu annuel moyen de 50 000$ ne bénéficie que de 100$ de baisse d'impôt, tandis que qu'un individu en gagnant 150 000$, se méritait 1 859 $ de plus dans ses poches) l'État impose cette nouvelle forme de taxe: Les tarifs, qui sont, disons le franchement, une façon de faire payer des impôts à ceux et celles qui n'en ont pas les moyens. Le gel des frais de scolarité, si durement gagné par le mouvement étudiant, se retrouve détruit par cette décision.
Mais, Il ne faut pas se leurrer, si l'augmentation des frais de scolarité peut sembler minime pour certain-e-s, elle n'est rien comparé à la privatisation du système santé. Selon le journaliste Gérard Fillion, les experts du ministère parlent d'imposer des frais sur les visites médicales et les soins ambulanciers qui sont pourtant des frais essentiels. Cela risque de compromettre l'accès aux soins de santé d'une bonne tranche de la population qui se rajoute d'ailleurs à la hausse récente des frais de transport. Voulons nous un système de santé à l'américaine ou la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté?
Abandonnons donc cette logique de tarifs et retournons à ce dont nous nous sommes dotés il y a une quarantaine d'années: un impôt progressif qui irait chercher l'argent là où elle est vraiment. Pour cela, bien sur, il faut un maximum de mobilisation de la part de la population pour réclamer de cet État sourd que notre opinion soit entendue.
samedi 20 février 2010
Noctural Script
Ça m'tente pas d'faire mes devoirs.
Ces derniers temps, c'est comme si je me sentait dépassé.
Rien n'est bon, rien ne m'impressione plus. Ya rien qui s'passe.
Avant j'étais ému pendant une manifestation.
Maintenant j'emmerde tout, je suis septique, je trouve plate.
Plate est tout. La terre est même plate de notre vue cartésienne. Comme la gravité retient tout.
L'État des choses est plate. Le capitalisme retient tout. Impossible d'y échapper.
Il faut faire de quoi pour sortir du lot?
Chez pas.
Autant rester skotché au plancher. Pourquoi je fais tout ça? Tous ces efforts?
En fait, par où aller? Non, non. La question est plutôt:
En fait, faut il aller?
Parce qu'on se force souvent à faire des choses, mais au bout de tout, on se rends compte qu'on aurait mieux fait de ne pas les faire.
L'important, je pense, c'est l'attitude.
Attitude, putain.
Ces derniers temps, c'est comme si je me sentait dépassé.
Rien n'est bon, rien ne m'impressione plus. Ya rien qui s'passe.
Avant j'étais ému pendant une manifestation.
Maintenant j'emmerde tout, je suis septique, je trouve plate.
Plate est tout. La terre est même plate de notre vue cartésienne. Comme la gravité retient tout.
L'État des choses est plate. Le capitalisme retient tout. Impossible d'y échapper.
Il faut faire de quoi pour sortir du lot?
Chez pas.
Autant rester skotché au plancher. Pourquoi je fais tout ça? Tous ces efforts?
En fait, par où aller? Non, non. La question est plutôt:
En fait, faut il aller?
Parce qu'on se force souvent à faire des choses, mais au bout de tout, on se rends compte qu'on aurait mieux fait de ne pas les faire.
L'important, je pense, c'est l'attitude.
Attitude, putain.
samedi 30 janvier 2010
Payer sa liberté d'expression.
La vie a un prix.
Qui vous a dit que la vie était un droit?
Il faut bien gagner a vie. Gagner son droit au logement, son droit à l'alimentation, son droit à l'éducation(!!).
De plus, dans cette démocratie occidentale, il faudrait gagner sa liberté d'expression. En effet, c'est très incongrus de critiquer le gouvernement lorsqu'on ne lui paye pas de taxes...
Hey, ça me tente tu d'écrire un article là dessus? C'est tellement d'la bullshit.
Qui vous a dit que la vie était un droit?
Il faut bien gagner a vie. Gagner son droit au logement, son droit à l'alimentation, son droit à l'éducation(!!).
De plus, dans cette démocratie occidentale, il faudrait gagner sa liberté d'expression. En effet, c'est très incongrus de critiquer le gouvernement lorsqu'on ne lui paye pas de taxes...
Hey, ça me tente tu d'écrire un article là dessus? C'est tellement d'la bullshit.
dimanche 17 janvier 2010
Haïti, le petit martyr de la terre
Les médias n'ont ils donc pas d'influence sur nous?
Indirectement, tout le monde se retrouve enseveli en dessous de cette masse d'«information». Même moi, je me sent obligé d'en parler. «Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,3 frappe l'ouest d'Haïti et notamment la capitale. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraina la mort de plusieurs membres du gouvernement(que c'est triste) (...)» -Wikipédia
Je commencerais par vous poser une question un peu détournée:
Sommes nous dans une ère écologiste?
Selon moi, rien n'est plus faux. Nous sommes restés dans une idéologie «humaniste»(sic) radicalement poussée à l'extrême. L'humain n'est responsable de rien! Non seulement l'humain est indemnisé pour tous ses défauts, les quelques humains qui contrôlent ce que fait l'humanité jouissent d'une exclusivité totale sur la bienfaisance de leurs actes. Bref, on fait du recyclage, mais notre idéologie est restée anti-écologiste, la nature n'as en vérité aucune importance.
J'irais même plus loin en disant que la nature est la principale responsable de notre malheur, selon l'idéologie ambiante. Ainsi, un génocide au Darfur, un apartheid en Palestine et une occupation douteuse et interminable de l'Afghanistan seraient des détails comparé à un séisme de magnitude 7,4?
Les évènements précédents sont des conflits entre humains, des crimes, des meurtres commis (presque) exclusivement par l'homo sapiens que nous sommes. Pire encore, ils sont dirigées par quelques uns de ces primates bipèdes pour des raisons purement égoïstes et économiques. Bien sur, on n'as pas le droit de verser une larme, ça pourrais nous emmener à remettre en question les décisions qui ont été prises. Car elles ont été prises par des humains intelligents, il est clair que ce sont de bonnes idées.
C'est pour ça qu'on parle beaucoup plus du séisme en Haïti que du Darfur, de la Palestine et de l'Afganistan (excluant les fois où c'est pour dire que l'armée manque de renforts et blablabla) réunis!
Pourtant, on ne parlait jamais de la misère d'Haïti, terre des esclaves dropés en chemin pour servir la soif des colons, depuis le début sa création. On ne parlait que peu de l'«implication» tant acharnée du Canada envers ce pays auquel il souhaitait renverser le gouvernement. Peu connaissaient le nom de l'organisation de bienfaisance(sic), et j'ai nommé le FMI, qui a massacré toute chance pour Haïti de garder un tant soit peu de dignité en échange d'un remboursement d'une partie de leur dettes. Il est très rare que quelqu'un se soit demandé si le fait de creuser pour du pétrole aussi profondément pourrait affecter la stabilité de la croute terrestre.
Dites moi donc (et je m'adresse surtout à vous, médias de masses, mais aussi à vous, grands cœurs soucieux de faire de ce monde, un monde où il fait bon vivre) êtes vous donc si contents que, pour une fois, ce ne soit (presque!) pas de votre faute si un malheur arrive dans votre chère colonie que vous en avez perdus tous vos esprits?
J'entendais aux nouvelles, l'autre soir, un homme s'indigner à propos d'un interlocuteur qui voulait parler de la situation politique en Haïti, prétextant que ce n'était «pas le temps». Je veux dire, dans une époque où on enseigne la philosophie aux collégiens et collégiennes, où on semble avoir compris l'importance de se questionner, est-il normal que nous soyons si émerveillé par cette catastrophe que nous refusons toute discussion sur le sujet autre que: «Mais c'est affreux, il faut faire quelque chose!» ? N'y a t-il pas un concept plus large à remettre en question? Un affront de la nature doit-il nous empêcher de discuter de nos propres bibites?
Indirectement, tout le monde se retrouve enseveli en dessous de cette masse d'«information». Même moi, je me sent obligé d'en parler. «Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,3 frappe l'ouest d'Haïti et notamment la capitale. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraina la mort de plusieurs membres du gouvernement(que c'est triste) (...)» -Wikipédia
Je commencerais par vous poser une question un peu détournée:
Sommes nous dans une ère écologiste?
Selon moi, rien n'est plus faux. Nous sommes restés dans une idéologie «humaniste»(sic) radicalement poussée à l'extrême. L'humain n'est responsable de rien! Non seulement l'humain est indemnisé pour tous ses défauts, les quelques humains qui contrôlent ce que fait l'humanité jouissent d'une exclusivité totale sur la bienfaisance de leurs actes. Bref, on fait du recyclage, mais notre idéologie est restée anti-écologiste, la nature n'as en vérité aucune importance.
J'irais même plus loin en disant que la nature est la principale responsable de notre malheur, selon l'idéologie ambiante. Ainsi, un génocide au Darfur, un apartheid en Palestine et une occupation douteuse et interminable de l'Afghanistan seraient des détails comparé à un séisme de magnitude 7,4?
Les évènements précédents sont des conflits entre humains, des crimes, des meurtres commis (presque) exclusivement par l'homo sapiens que nous sommes. Pire encore, ils sont dirigées par quelques uns de ces primates bipèdes pour des raisons purement égoïstes et économiques. Bien sur, on n'as pas le droit de verser une larme, ça pourrais nous emmener à remettre en question les décisions qui ont été prises. Car elles ont été prises par des humains intelligents, il est clair que ce sont de bonnes idées.
C'est pour ça qu'on parle beaucoup plus du séisme en Haïti que du Darfur, de la Palestine et de l'Afganistan (excluant les fois où c'est pour dire que l'armée manque de renforts et blablabla) réunis!
Pourtant, on ne parlait jamais de la misère d'Haïti, terre des esclaves dropés en chemin pour servir la soif des colons, depuis le début sa création. On ne parlait que peu de l'«implication» tant acharnée du Canada envers ce pays auquel il souhaitait renverser le gouvernement. Peu connaissaient le nom de l'organisation de bienfaisance(sic), et j'ai nommé le FMI, qui a massacré toute chance pour Haïti de garder un tant soit peu de dignité en échange d'un remboursement d'une partie de leur dettes. Il est très rare que quelqu'un se soit demandé si le fait de creuser pour du pétrole aussi profondément pourrait affecter la stabilité de la croute terrestre.
Dites moi donc (et je m'adresse surtout à vous, médias de masses, mais aussi à vous, grands cœurs soucieux de faire de ce monde, un monde où il fait bon vivre) êtes vous donc si contents que, pour une fois, ce ne soit (presque!) pas de votre faute si un malheur arrive dans votre chère colonie que vous en avez perdus tous vos esprits?
J'entendais aux nouvelles, l'autre soir, un homme s'indigner à propos d'un interlocuteur qui voulait parler de la situation politique en Haïti, prétextant que ce n'était «pas le temps». Je veux dire, dans une époque où on enseigne la philosophie aux collégiens et collégiennes, où on semble avoir compris l'importance de se questionner, est-il normal que nous soyons si émerveillé par cette catastrophe que nous refusons toute discussion sur le sujet autre que: «Mais c'est affreux, il faut faire quelque chose!» ? N'y a t-il pas un concept plus large à remettre en question? Un affront de la nature doit-il nous empêcher de discuter de nos propres bibites?
vendredi 8 janvier 2010
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