Les médias n'ont ils donc pas d'influence sur nous?
Indirectement, tout le monde se retrouve enseveli en dessous de cette masse d'«information». Même moi, je me sent obligé d'en parler. «Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,3 frappe l'ouest d'Haïti et notamment la capitale. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraina la mort de plusieurs membres du gouvernement(que c'est triste) (...)» -Wikipédia
Je commencerais par vous poser une question un peu détournée:
Sommes nous dans une ère écologiste?
Selon moi, rien n'est plus faux. Nous sommes restés dans une idéologie «humaniste»(sic) radicalement poussée à l'extrême. L'humain n'est responsable de rien! Non seulement l'humain est indemnisé pour tous ses défauts, les quelques humains qui contrôlent ce que fait l'humanité jouissent d'une exclusivité totale sur la bienfaisance de leurs actes. Bref, on fait du recyclage, mais notre idéologie est restée anti-écologiste, la nature n'as en vérité aucune importance.
J'irais même plus loin en disant que la nature est la principale responsable de notre malheur, selon l'idéologie ambiante. Ainsi, un génocide au Darfur, un apartheid en Palestine et une occupation douteuse et interminable de l'Afghanistan seraient des détails comparé à un séisme de magnitude 7,4?
Les évènements précédents sont des conflits entre humains, des crimes, des meurtres commis (presque) exclusivement par l'homo sapiens que nous sommes. Pire encore, ils sont dirigées par quelques uns de ces primates bipèdes pour des raisons purement égoïstes et économiques. Bien sur, on n'as pas le droit de verser une larme, ça pourrais nous emmener à remettre en question les décisions qui ont été prises. Car elles ont été prises par des humains intelligents, il est clair que ce sont de bonnes idées.
C'est pour ça qu'on parle beaucoup plus du séisme en Haïti que du Darfur, de la Palestine et de l'Afganistan (excluant les fois où c'est pour dire que l'armée manque de renforts et blablabla) réunis!
Pourtant, on ne parlait jamais de la misère d'Haïti, terre des esclaves dropés en chemin pour servir la soif des colons, depuis le début sa création. On ne parlait que peu de l'«implication» tant acharnée du Canada envers ce pays auquel il souhaitait renverser le gouvernement. Peu connaissaient le nom de l'organisation de bienfaisance(sic), et j'ai nommé le FMI, qui a massacré toute chance pour Haïti de garder un tant soit peu de dignité en échange d'un remboursement d'une partie de leur dettes. Il est très rare que quelqu'un se soit demandé si le fait de creuser pour du pétrole aussi profondément pourrait affecter la stabilité de la croute terrestre.
Dites moi donc (et je m'adresse surtout à vous, médias de masses, mais aussi à vous, grands cœurs soucieux de faire de ce monde, un monde où il fait bon vivre) êtes vous donc si contents que, pour une fois, ce ne soit (presque!) pas de votre faute si un malheur arrive dans votre chère colonie que vous en avez perdus tous vos esprits?
J'entendais aux nouvelles, l'autre soir, un homme s'indigner à propos d'un interlocuteur qui voulait parler de la situation politique en Haïti, prétextant que ce n'était «pas le temps». Je veux dire, dans une époque où on enseigne la philosophie aux collégiens et collégiennes, où on semble avoir compris l'importance de se questionner, est-il normal que nous soyons si émerveillé par cette catastrophe que nous refusons toute discussion sur le sujet autre que: «Mais c'est affreux, il faut faire quelque chose!» ? N'y a t-il pas un concept plus large à remettre en question? Un affront de la nature doit-il nous empêcher de discuter de nos propres bibites?
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